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Himiko (1974)

Une œuvre assez hermétique sur une reine japonaise légendaire ayant, peut-être, vécu au début de notre ère. Peut-être n'avais-je pas le bagage culturel pour apprécier pleinement ce Himiko ? Je ne sais pas. Quoiqu'il en soit, la mise en scène (en 1.37) théâtrale n'atteint jamais le sublime de Double suicide à Amijima. Ça reste du Shinoda, la mise en scène est largement au dessus du lot avec son jeu de couleurs entre le rouge et la blanc, son artificialité poussée, ses décors austères. Une dualité s'opère entre les nouvelles et les anciennes croyances. Il semble avoir voulu réaliser un film didactique sur la 1ère trace d'unification du Japon. Shima Iwashita en Himiko, fascinante comme toujours, est largement au-dessus du casting aux vêtements très (trop) propres, aux perruques voyantes. En même temps, nous avons des sortes de shaman s'apparentant à des créatures horrifiques passionnantes. Le Japon du 20ème siècle paraît imaginer un passé fantasmatique, irréaliste, je m'égare peut-être. J'aimerais lire des analyses de ce film car tout cela reste très énigmatique. A noter un plan final fascinant ramenant ce passé légendaire au 20ème siècle.